La Banque de France a manifesté sa désapprobation auprès du quotidien Les Échos et d’une de ses journalistes, après la publication, le 9 juillet, d’un article sur nos activités de salle des marchés.
Nous nous sommes notamment attachés à clarifier les points suivants. La Banque de France effectue des opérations de politique monétaire, notamment des achats de titres dans le cadre du programme de « quantitative easing » de la BCE ; elle gère des réserves de change et des portefeuilles d’investissement ; elle exécute des opérations pour le compte d’autres banques centrales ou de clients institutionnels. Ces trois activités ne sont ni secrètes ni une spécificité hexagonale puisqu’elles sont menées par toutes les banques centrales. Dans le cas de la Banque de France, elles sont effectuées, conformément aux statuts du SEBC, selon le cadre commun défini pour l’Eurosystème et, en matière de politique monétaire, selon la répartition des tâches décidée par la BCE. Il est également dans notre mission de banque centrale de surveiller l’évolution des marchés et d’en comprendre les risques au titre de nos responsabilités en matière de stabilité financière. C’est, par conséquent, un objectif essentiel pour notre maison que de développer notre savoir-faire et notre excellence dans ce domaine d’activité, crucial pour l’exercice de nos missions, notamment en cas de crise.
S’agissant des services rendus à la clientèle institutionnelle, nous nous sommes élevés contre l’allégation selon laquelle la Banque appliquerait ou bénéficierait de « meilleurs tarifs » que d’autres intervenants. Nous avons souligné que ces activités, loin d’être « secrètes », sont clairement retracées dans nos comptes et que l’expression de « trésor de guerre » n’a aucun sens pour une institution dont le résultat est intégralement reversé à l’État sous forme d’impôt sur les sociétés ainsi que de dividendes. Plus globalement, nous avons contesté l’affirmation selon laquelle la rémunération fixe des salariés de la salle des marchés serait « similaire » à celle de « tous les traders du monde ».